Pour The Economist et Les Echos, le Gouvernement français rate les sujets économiques majeurs

Un papier de The Economist sur le programme économique du Gouvernement français relève qu’en dépit d’une « bonne nouvelle » (il s’engage à ramener le déficit à 3% rapidement), il manque cruellement deux sujets essentiels : la réduction de la dépense publique et les réformes structurelles. L’édito d’Eric Le Boucher dans Les Echos n’est pas flatteur non plus …

Sur la dépense, le magazine britannique note que « la France doit faire un effort beaucoup plus grand pour contrôler ses dépenses« . Sur la compétitivité, il relève que « quand Monsieur Ayrault parle de réformes structurelles, il ne fait pas référence à ce que les économistes ou la Cour des comptes pensent« , puisqu’il évoque la « priorité à la jeunesse« , la décentralisation et la « transition énergétique« .

Pour Les Echos: « à écouter Jean-Marc Ayrault lors de son discours de politique générale, on a compris son objectif, « le redressement dans la justice », mais pas du tout la stratégie pour l’atteindre. La politique économique du gouvernement reste, comme les discours de François Hollande pendant la campagne, vague, en tout cas non formulée clairement et inexpliquée (…). L’énervante dénégation de la rigueur est le premier facteur de flou (…). Faute d’avoir parlé clair, resurgira immanquablement le débat sur les 3 % de déficit et l’équilibre en 2017« .

La conclusion britannique est plutôt dubitative : « le casse tete pour Monsieur Hollande est maintenant de faire tout cela en tant que Président socialiste élu pour mettre un terme à une austérité excessive en Europe … qui n’a pas prévenu ses électeurs du choc fiscal à venir. Beaucoup de socialistes espéraient pouvoir blâmer le gouvernement précédent pour avoirlaisser un état budgétaire plus chaotique qu’annoncé ; mais, à son crédit, la Cour des comptes a expliqué que l’écart était principalement le fait d’une croissance décevante et de prévisions trop optimistes. Monsieur Hollande va manquer d’options. Le choix cornélien qui se présente a bien été résumé par Monsieur Migaud : « il vaut mieux faire un effet maintenant que demain, car demain il sera plus ample, plus douloureux et surtout imposé de l’extérieur« .

Comme l’est d’ailleurs celle d’Eric Le Boucher : « Mais le flou de la forme cache en réalité l’indécision du fond (…). Quand un gouvernement manque d’axe clair, les événements décident pour lui (…). Cette nouvelle stratégie subie, du quantitatif aux dépens du qualitatif, est très discutable« .

Répondre / Commenter

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :