Des économistes du FMI ont publié un papier intéressant (disponible ici, et résumé ici), dont le New York Times s’est évidemment fait l’écho.

Ils établissent un lien entre l’augmentation des inégalités et les crises de 1929 et de 2007.

Selon eux, dans un contexte d’augmentation des inégalités de revenus (avant les crises), les « riches » sont amenés à plus épargner = à placer leur argent dans les banques et en chercher une bonne rentabilité =, notamment à le prêter aux plus « pauvres » et aux classes moyennes, qui eux souhaitent continuer à consommer et s’endettent.  Au final, l’endettement croit. La fragilité du système aussi.

Leurs recommandations sont de réduire l’endettement et réduire les inégalités de revenu en augmentant le pouvoir de négociations des salariés.

Intéressant.

Il faut signaler (comme le font les auteurs de l’étude) une interprétation différente, de Rajan, selon lequel l’augmentation des inégalités augmente la pression politique pour faciliter le crédit. On y reviendra.