Une étude publiée par La Vie au lendemain du 1er tour de l’élection présidentielle confirme ce que l’on savait déjà : les catholiques votent très majoritairement pour la droite parlementaire.

Le 22 avril, Nicolas Sarkozy a ainsi obtenu 33 % des suffrages des Catholiques (et 47 % des plus pratiquants) et François Bayrou 10 % (et 17 % des pratiquants réguliers). François Hollande n’a reçu que 24 % des suffrages des Catholiques, et Marine Le Pen 20 % (ce qui est un peu plus élevé que la moyenne nationale).  A l’inverse, les « sans religion » ont voté très largement pour François Hollande (37 %).

Au fond, ce sondage n’apprend pas grand-chose. Il confirme en effet ce que les études menées par « religion » ces dernières années avaient déjà montré. Toutes démontrent que plus on est croyant, plus on vote à droite.

La Croix rappelait ainsi très récemment que « l’appartenance religieuse des électeurs [est] déterminante dans le vote ».

Pour les Français catholiques, une étude du CEVIPOF (centre de recherche de Sciences-po) l’avait récemment montré. Une autre enquête le relevait pour les ceux de confession juive. Enfin, dans une publication remarquée, l’hebdomadaire protestant Réforme avait formé le même constat pour les protestants. Il n’y a que les Français musulmans qui votent majoritairement à Gauche (et encore, Gilles Kepel montre dans son livre Quatre-vingt-treize que cela est un peu plus complexe ; et un essai récent tente de démontrer que cela ne devrait pas durer : Pourquoi les banlieues sont de droite*).

L’ensemble de ces travaux confirme la conclusion (voir aussi ici) selon laquelle la pratique religieuse est l’un des facteurs les plus prédictifs du vote.

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*L’auteur de ce blog est associé par des liens familiaux à l’auteur du livre mentionné